samedi 23 juin 2012

Variations VTT sur le chemin de St Jacques et le chemin des étoiles

A l'initiative de J-Michel, qui nous en parlait depuis déjà longtemps, nous décidons de tenter ce samedi la traversée Marciac-Tarbes par les chemins, en particulier le GR653 chemin de St Jacques, et le GR101 nommé sur une bonne portion le chemin des étoiles.
On a rameuté les troupes depuis une quinzaine de jours, on a convaincu les plus réticents que c'était à leur portée (certains se méfient quand Jmi propose des circuits VTT, j'ignore pourquoi..). Il a fallu aussi réfléchir à la logistique, car on ne pouvait faire l'aller-retour. Heureusement nos épouses ont participé et ont permis la manip voitures, de même que Laetitia.
Bon, 8h sur les vélos à Bujalon, on se retrouve très rapidement sur les chemins de crête de Marciac. Une impressionnante descente vers le Laüs commence à inquiéter certains sur le degré technique de la balade...
Belle remontée sur la chapelle de Samazan, impressionnante plongée vers le moulin de Samazan et nous retrouvons l'Arros et la longue plaine qui va avec. Les chemins sont larges, roulants, la vue est agréable. Nous apercevons devant nous, tout là-haut, la flèche d'Aurieubat qui nous attend. La remontée est longue, parfois raide.


L'arrivée à Aurieubat est somptueuse. On en profite pour se regrouper, échanger quelques impressions et prendre des photos.

Aurieubat

Nous traversons le village et en profitons pour admirer l'architecture bien particulière du lieu.
La descente dans la plaine de l'Adour est rapide, par un magnifique chemin.
Beaucoup de bitume nous attend ensuite, heureusement sur de minuscules routes, pour traverser la large plaine de la Bigorre et la ville de Maubourguet. 


Le passage acrobatique de l'Estéous vient rompre la monotonie de la plaine.


On retrouve notre GR653 à la sortie de la ville et on le quitte bientôt, direction plein sud, pour rejoindre le GR101 qui gagne Tarbes, Lourdes et les Pyrénées jusqu'au col du Soulor et le GR10.
Un très sympathique chemin, assez large presque partout, sinueux à souhait, pas très monotone en ce qui concerne le profil : faut se le gagner !
Jmi nous a concocté quelques variantes maison, plus ludiques les unes que les autres, il est resté un grand enfant. On prend notre pied avec lui. La vue est malheureusement souvent limitée, nous traversons surtout des forêts, certaines majestueuses, d'autres impénétrables. Les Pyrénées sont masquées par une brumes tenace.
Après maintes péripéties, l'estomac dans les talons et les jambes en coton, nous croisons enfin la route de Pintac qui marque la fin du périple. Les dames nous attendent au bois du commandeur avec nos provisions et quelques douceurs de Michèle.
Le repas est vraiment le plus beau moment de la journée, mais on ne l'apprécie qu'après ce que nous venons de faire ensemble.



Un grand merci à Michèle pour ses attentions, à Claire pour sa voiture.
Un grand merci à tous pour la bonne humeur et le plaisir de cette balade ensemble.

Vous avez parcouru 55km pour un dénivelé positif de 870m.
Le circuit est visible ICI. (Utilisez la molette de votre souris pour agrandir la carte)

JFR

mercredi 20 juin 2012

Col de Val-Louron Azet

Milou a les jambes qui le démange : il nous propose de l'accompagner ce mercredi pour gravir le col d'Azet, avec Laetitia dont ce sera la deuxième expérience de la montagne.
Nous nous retrouvons donc à Arreau à 8h. La veille, le temps annoncé n'était pas sûr, aussi nous n'attendions pas un si éclatant soleil. Un peu frais tout de même au départ.
Direction Bazus-Aure par la D19, plane. Ça commence à monter doucement vers Camparan, puis jusqu'à Estansan, où nous rejoignons la route "officielle" du col.

Estansan

Les choses sérieuses commencent : il reste 8 km à gravir, moyenne 8 à 9%.
Heureusement, la température est extra, une matinée optimale pour grimper. Et la vue ! somptueuse tout le long du trajet.
Les costauds montent au train : Milou est déjà loin devant, André et J-Pierre mènent la chasse, accroché par Jeff et J-Claude. Les filles, Eliane et Laetitia adoptent un train plus tranquille un peu en arrière.
A deux kilomètres du sommet, je lâche les meneurs, J-Claude m'a précédé et me suis de près.
A 10h30, tout le monde est en haut et prend le temps de savourer le spectacle grandiose que l'on a de ce col : à l'ouest, le Portet, le Pla d'Adet, l'Arbizon. A l'est, le lac de Loudenvielle, le col de Peyresoude et la station de Peyragudes. Superbe.


La descente vers la vallée est très agréable, très roulante, et le panorama est à couper le souffle.
A Génos, on décide de faire le tour du lac. Très beau décor. Quelques petites bosses viennent émailler la tendance plane du plateau. Très vite ça redescend vers Bordères-Louron.
Le petit col de Ris nous nargue, tout là haut,  avec sa chapelle Notre Dame des neiges. Nous décidons de l'attaquer, tout en sachant qu'il est rude : 3km avec un moyenne de l'ordre de 8%.

Le col de Ris

Il nous reste des jambes et nous atteignons le sommet sans trop souffrir.
Rapide descente dans les bois, qui se poursuit à partir de Bareilles, par une route de fond de vallée très bucolique.
Retour aux voitures où nous attend un convivial casse-croûte.

Encore une journée réussie, la montagne est toujours  aussi belle !
Nous avons parcouru 49km avec un dénivelé de1220m.

JFR

dimanche 17 juin 2012

Une semaine "Montagne"

Le club était resté un peu frustré par les récentes conditions météo, aussi, dès que le soleil a refait son apparition, l'attrait de la montagne a aiguisé les appétits.

Mercredi
Le premier à tirer fut André, qui téléphone mercredi, sous la pluie matinale, pour une randonnée jeudi vers le Soulor et l'Aubisque. Je rameute immédiatement les troupes et nous retrouvons à sept cyclos au parking de la gare de Lugagnan : température un peu fraîche, 9°C, mais grand soleil.
A 8h30, nous nous élançons sur la route du Hautacam (André n'aime pas la voie verte, pourquoi ?), en direction d'Argeles. Première halte aux toilettes publiques pour faire le plein des bidons et le reste, c'est le pied de la côte.
La montée vers Arras nous met immédiatement dans l'ambiance, ça grimpe raide. Faux plat usant et pas vraiment plat jusqu'à Arrens, nous attaquons le Soulor proprement dit. La montée est longue, 9km, assez régulière, 8%, très roulante. Les costauds, Milou, J-Pierre, André, attaquent bille en tête, on ne les reverra qu'au col. Un deuxième groupe de cyclos "normaux", Solange, Jeff et Eliane suivent à quelque distance. J-Claude, en petite condition, est parti devant ; il verra passer les premiers et revenir les seconds.
Tout le monde se regroupe au Soulor, avant de replonger vers le cirque du Lithor.


Il reste 4km de vraie montée pour rejoindre l'Aubisque. Les costauds sont bien sûr aux avant-postes, Solange s'accroche, les derniers escaladent péniblement les derniers hectomètres.


La randonnée en chiffres : 80km pour un dénivelé positif de 1620m.

Dimanche

La randonnée des Cimes de Sarrancolin.
La matinée débute mal, le temps est menaçant, le plafond est au ras de nos têtes. Mais nous avons le moral et espérons rencontrer le soleil en montant vers les lacs d'Aumar et d'Aubert.
8 Miélanais au départ : Aimé qui se lance sur le circuit du col d'Azet, un grand bravo. Solange et J-Pierre, André et Eliane, Milou, Karine, et Jeff s'élancent sur le 90km qui passe par les grands lacs. Nos comparses Mirandais Christiane et Michel nous accompagnent.
Départ vigoureux et rythme soutenu sur la route d'Espagne, jusqu'au ravitaillement de St Lary, km 20. Le plafond commence à se fissurer et l'on aperçoit quelques lambeaux de ciel bleu.
La montée commence là : d'abord peu pentue et roulante jusqu'à Aragnouet. La route des lacs est moins bien revêtue et beaucoup plus escarpée. Ça monte raide, mais quelques petits passages moins relevés permettent de souffler. Les costauds habituels sont toujours devant, accrochés par Karine décidée à résister.
Solange n'est pas trop en forme et pour une fois reste sagement derrière moi, Eliane à quelques mètres.
Une petite pause récupération à Orédon, et ça repart pour le rude morceau des 5 derniers kilomètres.
Nous appréhendons particulièrement la ligne droite à 10% sur 1km qui nous attends un peu plus haut: c'est dur mais ça passe. Heureusement la vue est somptueuse et nous distrait de nos peines...
Ultime virage, le sommet est là. Le lac d'Aumar d'abord, sublime, superbe, enchâssé dans son écrin de vredure, le Néouvielle en toile de fond. Aubert ensuite, plus sauvage, minéral.


Le ravitaillement est bienvenu, copieux, servi par d'aimables compagnons.
Alors que Milou décide de se faire le lac de Cap de Long, 4km de plus de montée, les autres entament le retour. La descente est rapide, éprouvante compte-tenu de l'état de la route. A Fabian, un train de 10 cyclos entame une échappée ultra rapide qui ne prendra fin qu'à Sarrancolin. Bravo aux locomotives.
Un ravitaillement très copieux nous accueille après l'effort, un grand merci à l'organisation.

Nous avons parcouru 90km avec un dénivelé positif de 1640m. La randonnée des Cimes a rassemblé 134 cyclos-montagnards.

JFR

samedi 9 juin 2012

Un week-end cyclo ?

Malgré une après-midi un peu maussade, mais douce, un gros groupe de 11 cyclos s'est constitué sur la place. Lorsqu'il s'agit de décider où l'on va, deux options apparaissent rapidement : d'abord les petits nouveaux, Richard et Daniel, première sortie avec nous, impressionnés par les anciens et qui craignent d'en faire trop, puis les déjà plus affûtés, mais encore inquiets quant à leur capacité, Pascal, Doudou, et Bruno. Ils décident d'un circuit classique et bien connu, Lapeyre-Lalanne-Villembits et Sere-Rustaing. Une cinquantaine de kilomètres, ou plus si ça marche. Les 6 autres, qu'on appellera le groupe A, Solange, Karine, J-Pierre, Aimé, Bernard et Jeff, vont accompagner le groupe B jusqu'au lac de Sere-Rustaing.
La côte nous manque, nous nous engageons dans celle de Meilhas, roulante et peu pentue, avant de redescendre vers Peyriguère, petite route sauvage désormais bien connue du peloton. La plongée vers Aubarède est rapide. Là nous décidons de rentrer au plus court vers Miélan : demain c'est la randonnée route de Maubourguet ou le VTT à Castelnau-Rivière-Basse, il faut garder des munitions. Et puis à 18h, c'est la finale de Rugby Toulouse-Toulon...

Une petite pluie nous surprend à quelques kilomètres de l'arrivée, les côtes de Saillères, Mazous et de chez René en sont avalées avec plus d'énergie.
Sur la place, le groupe B nous rejoint, ils ont fait presque autant de distance que nous, soit 58km pour 600m de dénivelé.

JFR

N'oubliez pas notre Forum UCM  (lien en haut à gauche) pour proposer vos idées et en discuter.

Dimanche : Toulouse a gagné, la pluie s'est invitée et nous a découragés pour le VTT. Je pense qu'on a eu tort, car ce matin le temps est correct.

dimanche 3 juin 2012

La Montée du Géant 2012

A l'invitation du conseil général des Hautes-Pyrénées, nous nous retrouvons à Pierrefitte pour le départ de cette traditionnelle et festive randonnée, désormais sous-baptisée "souvenir Laurent Fignon".
La météo annonce plus de 30°C à midi, aussi nous décidons de précéder le cortège en partant à 8h du rond-point de l'entrée des gorges à Soulom.
Les premiers 10km, peu pentus, permettent un échauffement progressif. On en profite pour bavarder, évaluer notre condition, anticiper sur la difficulté.



Km.11 : Luz St Sauveur, le pied du col. On se débarrasse des vêtements superflus. La côte est là, immédiatement hostile. A l'attaque !

Km. 18 : Barèges, 1200 m d'altitude. La traversée est relevée, mais nous sommes distraits par les devantures et les touristes, et ça passe bien. La sortie du village, par contre, est un mur. Ça doit monter dans les 10%. On branche le pilote automatique et on attend que ça passe.

Km. 22 : Parking de Tournaboup 1450m . Pause restauration en petit comité : nous avons perdu Anne et Jean-René qui galèrent à l'arrière, Christiane, Jean-Claude et Jean-Pierre qui caracolent à l'avant. Solange, Karine et Jacky continuent l'ascension par la nouvelle route. Je décide de prendre l'ancienne, la voie cyclable Laurent Fignon. C'est le jour ou jamais. Et puis ces filles me tuent, je préfère rouler à mon rythme.

Les "Baronnes" du Tourmalet

Km. 26 : Station de Super-Barèges 1770m . J’aperçois Karine et Solange à 150m devant moi, à la réunion des deux routes. Elles progressent beaucoup plus vite que moi, pas question de les rejoindre (avec quelle jambes ?). Je monte mon petit train-train sur les 4 kilomètres restant. Je dois rouler à au moins 6km/h. Impossible de faire mieux. J'en profite pour admirer le paysage, grandiose, le dos de ceux qui me doublent, et ils sont nombreux. On entame une petite causette ici ou là, ça distrait de la monotonie de la grimpette.

Km. 28 : les 2 derniers kilomètres. Ça devient rude, ça devient long, les jambes actionnent  les pédales par habitude. Et on attend que ça passe, en surveillant du coin de l'oeil le col, au-dessus, qui se rapproche doucement. Après la dernière épingle, la route se redresse mais c'est trop tard, elle a perdu devant notre détermination. Et voilà le Tourmalet !

Les copains sont là, contents pour eux et pour nous. On l'a eu. Traditionnelle photo de groupe sous l'emplacement du géant qui n'est pas encore arrivé. Il est fatigué cette année...
On retrouve ceux qu'on a pas vus le matin : Milou, René, Jean-Yves : pareil, ils sont montés en voiture !
Anne et Jean-René nous font le plaisir d'arriver, fatigués mais là.


Beaucoup de monde pour cette fête annuelle, quelques centaines de cyclos, qui se bousculent autour du ravitaillement. Le géant finit par arriver, perché sur son camion vert. On l'installe rapidement pour la saison.


En résumé, une superbe journée, chaude et ensoleillée, un groupe UCM toujours au top, fort de ses 12 participants dont 25% de filles (d'accord Christiane, on va pas chipoter !). Un grand bravo aux "Baronnes" du Tourmalet, impressionnantes, avec une mention particulière à la nouvelle quadra. Sans oublier notre dernière recrue, Anne, la volontaire qui arrive toujours à ses fins.

Merci à tous pour cette super balade. Nous avons parcouru 60km pour un dénivelé positif de 1600m.

JFR

D'autres photos dans NOTRE ALBUM

mardi 29 mai 2012

Séjour Cambrils 2012 (Catalogne)

Mercredi 23 mai

Rendez-vous des troupes à 6h15 au foirail, le temps s'annonce beau. Un petit groupe de 7 cyclos forme le convoi qui retrouvera les autres à Cambrils. On charge les vélos sur la remorque, on dispatche les bagages (on dirait qu'on part pour un mois ) dernière bise aux époux et épouses, et c'est parti pour un long voyage sans histoire de 6h30 vers l'Espagne.
Camping Joan : emménagement dans les bungalows (supers), pic-nic vite expédié, les vélos nous attendent pour une balade de 70km vers Llaberia. Il fait chaud, très chaud, autour de 28°C.


La première partie de l'itinéraire est franchement décevante, mais c'était prévisible : un large route proche du littoral, sûre pour les vélos mais ennuyeuse. Heureusement nous quittons vite la civilisation pour rentrer dans les terres et aborder l'arrière pays montagneux. C'est le moment que je choisis pour quitter la troupe de 11 cyclos, victime d'ennuis intestinaux douloureux depuis la veille. Direction le camping par les petites routes, accompagné de Joelle qui n'est pas mécontente d'échapper à la montagne pour ce 1er jour.
Vous pourrez lire la suite du compte-rendu si quelqu'un s'y colle !

Le circuit : 70 km avec 790m de dénivelé positif.

Jeudi 24 mai

La Serra de la Mussara.
Après un petit-dej tardif (8h) et misérable, les rescapés de la veille (tout le monde sauf moi) prennent la route pour une balade qui s'annonce sérieuse, 98km et surtout au moins 1200m de dénivelé.
Après une visite au toubib et chez le pharmacien (super la carte européenne, je n'ai pas sorti un rond !) je décide de rejoindre le groupe en voiture, ça motivera les plus hésitants à poursuivre l'effort jusqu'au sommet de la Mussara.
Le paysage qui nous attend est superbe, nous naviguons au milieu des vergers d'amandiers, d'oliviers, et, plus surprenant, de noisetiers. La Serra de la Mussara se dresse devant nous, imposante et inquiétante : pas fait pour motiver les moins entrâinés. Boostés par l'arrivée de la voiture balai, tout le monde entreprend la longue montée de 10km vers le plateau. En voiture ça monte bien. Les cyclos c'est selon : les plus jeunes et les plus affûtés avalent la difficulté sans souci, les moins aguerris se font violence et finissent au sommet où les attend un pic-nic réparateur. Nous sommes à 973m d'altitude et avons fait 37km.


Une belle halte à la chapelle en ruine de la Mussara nous donne l'occasion d'admirer le panorama depuis ce magnifique balcon sur la Costa Dorada.


Le reste de la randonnée n'est qu'une longue descente vers la plaine, parsemée de côtes assassines, de plus en plus indigestes au fur et à mesure des kilomètres. La chaleur n'arrange pas les choses.
Le GPS de Milou étant à bout de batterie, je dirige la troupe avec la voiture. A 10km de l'arrivée, un panneau vers Cambrils détourne les rescapés du droit chemin, ils n'ont plus besoins de leur guide. Ils ont eu tort, je suis rentré par un très joli chemins à travers les vergers, sauvage et inattendu, si près de la côte.
La journée se termine par un tour à la plage, un bon bain un peu frais pour les plus courageux, et un bon apéro pour tout le monde.

Le circuit : 98km avec 1500m de dénivelé positif.

Vendredi 25 mai

Le tour du Parc Naturel de Montsant.
Encore une journée sans pour moi. L'avantage c'est que ça nous permet de nous lancer dans un itinéraire encore montagnard, sans trop d'appréhension grâce à la voiture suiveuse que je conduirai. D'autant plus qu'avec Anne, nous avons estimé le dénivelé d'après le profil fourni par le Syndicat d'Initiative de Cambrils, à environ 800-900m. On s'est apercu rapidement que le profil était fantaisiste.
Direction donc le Parc Naturel del Montsant, dont nous nous apprêtons à faire le tour, après une approche en voiture d'une quarantaine de kms jusqu'à Cornudella de Montsant.


Le ton est rapidement donné, et ça va durer toute la journée, ça monte et c'est somptueux. Nous parcourerons tout un tas de petite routes tranquilles, au pied des murailles de la Serra de Montsant.


 Beaucoup de haltes pour souffler, admirer, photographier, commenter. Une halte pic-nic à La Bisbal est l'occasion d'une visite plus ou moins forcée dans le village (escarpé !) à la recherche d'un coin d'ombre, parcimonieuse dans la région.
Passée la courte sieste, c'est reparti pour la fin de la boucle. Ma situation de touriste automobile me donne l'occasion de visiter un peu plus que les autres, et j'apprécie au passage le coquet village de Margalef, avec son rio, ses ponts et son pressoir à huile d'olive.
La longue montée vers le col del Grau n'est jamais très escarpée mais usante. Roulante, quelques virages relevés, un dernier kilomètre en trop, et la chaleur et la distance qui fatigue les organisme. Tout le monde finit par rejoindre le sommet.
On s'attendait à descendre après, he bien non. Ca continue à monter pendant encore 8 ou 9 km sur une crête plaisante (en voiture !).
Enfin le début de la descente, la vue est superbe sur la village de Ulldemolins. Belle descente, belle route. Je récupère Joelle dans la plaine, inquiète de voir qu'il faudra bien sortir de là par un nouveau col. Louis se lance gaillardement dans ce que nous espérons être la dernière côte et qui se révèle être en fait un petit col de 5 km, le col d'Albarca.
Le retour vers Cornudella est rapide par 6km de descente.
Tout le monde a sa dose ! Même moi, la voiture c'est crevant. J'avais parlé au départ d'une petite incursion vers Siurana qui promettait beaucoup, mais là, c'est oublié.

Le circuit : 80km denivelé positif 1500m

Samedi 26 mai

Le delta de l'Ebre.
L'étape du jour est plate comme la main, je décide d'accompagner mes complices pour un tour que nous espérons interessant du delta de l'Ebre. Nous décidons de nous approcher au plus près du delta, afin d'éviter la fastidieuse grand route qui y conduit. Départ donc de l'Ampolla.


 Très rapidement nous sommes plongés dans l'ambiance : des rizières à perte de vue. Mais ça n'est pas monotone : nous pouvons observer beaucoup d'oiseaux, des aigrettes, des hérons plus foncés que les nôtres, des foulques. Le paysage est quand même changeant : le bâti est particulier, de petites maisonnettes posées sur une parcelle réduite pour ne pas gaspiller de terrain.
Nous atteignons l'Ebre. Un pont tout neuf l'enjambe, moitié pour l'automobile, moitié égale pour les piétons et les cyclos. A quand la même chose chez nous ! Peu de changement dans le paysage sur cette rive sud du fleuve. Nous atteignons la côte mediterrannéenne au bout de quelques kilomètres, et le décor est maintenant plus sauvage. Nous suivons une piste de sable coincée entre la mer et la lande lagunaire. Des taureaux en liberté paissent tranquillement. Des hirondelles et des perdrix de mer font un vacarme d'enfer autour de nous.
La plage est attirante, nous la rejoignons pour le pic-nic.


La suite de notre périple nous conduit à un poste d'observation qui ne nous apportera rien de plus, ce n'est pas la bonne heure et nous manquons de jumelles. Une nouvelle incursion sur piste sableuse, à l'initiative d'Anne, en direction des salines que nous distinguons très (trop) loin, s'avère un mauvais plan. Les pneus de nos montures sont trop fins pour ces pistes souples.
Retour vers l'Ebre, en observant au passage avocettes et flamands roses (qui le sont moins que chez nous). Une piste cyclable longe le fleuve, il n'en faut pas plus pour aiguillonner la curiosité d'Anne. Nous la suivons en direction de Riumar, la pointe extreme du delta. La piste s'arrête au bout de quelques kilomètres.
Les troupes commençant à faiblir, nous entamons le retour, toujours en bordure de l'eau, assez sympa. Ici ou là, de pauvres bacs transbordeurs, maintenant au chômage, attendent tristement des clients qui ne viendront plus.

Le circuit : 68km avec 124m de dénivelé.

Dimanche 27 mai

Petite balade en ville
Après avoir fait les valises, nous décidons d'un petit tour sur le port de Cambrils, en empruntant la piste cyclable qui suit le front de mer. Tenue de touriste de rigueur : pas de casque (pas bien !) , des tongs ou des baskets aux pieds, pas de cuissard. Les vacances !


La troupe se dirige à toute petite allure vers le port où nous musarderons pendant un moment avant de retourner à nos voitures. Cette sympatique balade finale nous aura fait faire quand même 6km avec un dénivelé positif d'au moins 5m.

En conclusion

Les points forts du séjour :
L'arrière (mais très arrière) pays somptueux. La montagne superbe.
Les circuits agréables quoique longs et pentus.
Le temps toujours beau ou presque.
Les bungalows très confortables.
Les apéros du soir.
La bonne humeur de tous, malgré des nuits "spéciales" (hein! Milou).

Les points faibles :
La restauration pitoyable, les petits déjeuners tardifs et lamentables (nous n'en prendrons qu'un).

JFR

Vos observations seront les bienvenues via les commentaires.
Retrouvez toutes les photos dans notre album

samedi 12 mai 2012

6 cols dans la musette (du VTT)

Sur une idée de Jean-Michel, nous nous retrouvons à 9h à la base de loisirs d'Arrens. Peu nombreux. Il est vrai qu'il pleuvait chez nous au départ, et qu'il fallait être super motivé, ou inconscient, ou très optimiste, pour prendre la voiture pour rejoindre les Pyrénées. Hé bien les optimistes ont eu raison...puisque c'est une météo beaucoup plus clémente qui nous accueilli au pied du Soulor.
Départ donc pour un petit échauffement sur les chemins avant d'aborder la montagne, dans une atmosphère mitigée où se mêlent quelques rayons de soleil et quelques nuées brumeuses. Un premier rampaillous bien raide nous oblige à grimper à pied, mais ça ne durera pas. Une rapide descente et une longue traversée de la plaine du Gave d'Azun, assez roulante, parsemée d'endroits enchanteurs, tel cet étroit chemin bordé de murets de pierre, et nous voici au pied de la difficulté du jour : la montée au col de Couret par Gaillagos. 6km à 10% de moyenne. Ça roule bien d'abord, sur le bitume, jusqu'au village, mais c'est raide. Encore un kilomètre de petite route relevé, puis c'est le chemin assez roulant, moins raide, mais ça tourne  toujours autour des 10%.
Il nous faut presque une heure pour rejoindre le col. Le brouillard nous a accompagné durant toute la montée : dommage car la vue est partout somptueuse.


Un repos mérité au sommet. Le soleil daigne même faire quelques percées, découvrant les sommets enneigés alentours. On repart vers le col de Couraduque, traversée sans difficulté, avant d'attaquer la légère montée vers le col de la Serre et celui de Bazès. Ces chemins sont désormais bien connus de nos vélos. Par contre le col de Bazès nous offre une vue inhabituelle, puisque nous l'avons toujours passé par beau temps.
Nous regardons différemment la longue traversée vers le col de Cantaou, dans la brume. Ça va plus vite, pas d'arrêt photos !




Après la cabane de Cantaou, nous changeons de versant pour rejoindre le col de Soum. La traversée sur la crête de la Serre est abandonnée, faute de visibilité. J-Michel est impatient de s'élancer dans la pelouse attirante qui redescend vers Arrens. C'est l'endroit le plus magique de la balade, une pelouse comme de la moquette, une pente abordable. C'est doux, c'est lisse, c'est joueur. Eliane ne peut s'empêcher de faire un soleil pour goûter la douceur du revêtement. Quelques fleurs viennent agrémenter le regard, nous avons rencontrer des gentianes printanières et de Koch, ainsi qu'un étonnante orchidée jaune.


La fin de la descente est plus technique, un chemin caillouteux et instable que les néophytes passent sans trop de mal, mais ils évitent soigneusement la partie qu'ils reconnaissent pour y avoir galéré l'an passé.

Tout le monde se retrouve aux voitures où le "bar des nazes" a rouvert exceptionnellement : la menthe à l'eau fut appréciée de tous. Un pic-nic convivial nous a rassemblé, sous le soleil retrouvé.

Belle journée malgré l'absence de vue, pas de pluie. Nous avons roulé 29 kms pour un dénivelé de 850m.
Les optimistes : Eliane & André, J-Michel, J-Claude, Jeff.

JFR

Retrouvez le circuit ICI