mardi 21 avril 2015

Crêtes et toboggans en Astarac

André nous emmène une fois de plus pour parcourir ce magnifique circuit sur les crêtes de l'Astarac.
Le temps est magnifique, grand soleil et douceur sont au rendez-vous.
Départ de Mouchès . Nous filons vers l'Isle de Noé, joli village posé au confluent des 2 Baïses, pour aborder la première difficulté du jour, la côte du Chapitre: 3 kilomètres d'une belle pente, qui nous conduit sur les crêtes et nous offre un superbe paysage sur les vallonnements gersois, les Pyrénées encore blanches en toile de fond.
St Jean le Comtal : nous poursuivons notre cheminement sur les hauteurs et enchaînons les bosses sur un magnifique toboggan, où le jeu consiste à descendre le plus vite possible pour remonter la côte suivante en roue libre. Nous redescendons finalement dans la vallée de l'Auloue, puis empruntons la mauvaise petite route qui nous conduit au joli hameau de Berdoulet : belle restauration.


Elle remonte doucement sur  la crête, que nous suivrons jusqu'à Ordan-Larroque.
Ce village, réputé dans la région pour son investissement dans les plantes et fleurs, nous régale de ses vielles pierres et de ses plantations florales. Nous prenons le temps de déguster.


Nous redescendons dans la plaine de l'Auloue, très verte grâce à ses champs de céréales. Nous la quittons du côté d'Antras, pour rejoindre la vallée de l'Arranchelan et entamer le retour de notre périple.
L'esthétique village de Biran nous offre l'opportunité d'une pause touristique: sa tour de guet, reste du château féodal, nous attire irrésistiblement. Nous l'approchons à pied et admirons en contrebas la structure du village-rue, posé sur son éperon rocheux.



La remontée vers le chemin de l’Archevêque est longue mais la récompense est en haut : la vue s'étend à 360°. Nous suivons cette nouvelle crête, découvrons au passage la ferme du Hitton, ses savons au lait d’ânesses (on n'a pas vu les baudets!) et sa culture de lavande bio.
Elle nous amène au superbe hameau de Monbert où un arrêt s'impose. Il a été restauré par l'association Siloë et nombre de bénévoles et peut ainsi loger des déshérités. Des gîtes sont également  loués aux particuliers. Très belle restauration. Lieu magique, calme et reposant : on s'imagine bien rester là...




Retour par la rive gauche de la Baïse, avec une pause pour admirer le magnifique pont-digue du moulin de Mazères.
L'écurie n'est pas loin, nos montures s'affolent un peu et nous avons du mal à les maîtriser. Heureusement la petite route est plane et les difficultés sont derrière nous.
Nous rejoignons notre point de départ, après avoir parcouru 66km et grimpé 650m.

Très très joli souvenir, tous les ingrédients étaient réunis pour une belle après-midi. Merci André!

JFR


mercredi 15 avril 2015

Le premier col de l'année

On a eu été plus précoce, mais, entre le mauvais temps de mars, les petits soucis de santé des uns ou des autres, la montagne est passée au second plan.
Le printemps est là, un bel anticyclone stationné sur le pays nous garantit beau temps et chaleur : il n'en faut pas plus pour réveiller les ardeurs. André craque le premier, il nous propose de gravir l'Aspin ce mercredi, personne ne se fait prier.
Nous nous retrouvons donc à 6 à Sarrancolin : le ciel s'est voilé mais il fait chaud, 28° dans la vallée de la Neste.

Les filles s'élancent, bille en tête, et nous laissent 200m derrière elles : heureusement, un feu temporaire met fin à leur fugue, et nous rallions le pied du col à une allure raisonnable.
Arreau : les affaires sérieuses commencent. On reste groupés jusqu'à la tournée d'Aspin-Aure, tant que la pente est faible. A partir de là, 1km à 8%, chacun gère à sa façon : les  deux gaillards (André et JP) aux avant postes, Jeff derrière essaye d'accrocher, Solange dans la roue, Jacky n'ose pas se lancer et Eliane qui a déjà enclenché son régulateur.

Plus que 5 kms ! C'est là que la pente devient régulière et sérieuse : 9,5% d'abord, puis 7,5, puis les 3 derniers autour de 8%. Il y a un moment que les deux costauds m'ont mis un kilomètre dans la vue ; Solange me dépasse et j'essaie vainement de rester dans la roue. Et puis c'est Jacky qui me rattrape et finit par partir, je n'avance plus...
J'arrive enfin au col, Eliane sur les talons. Tout le monde est là, heureux de cette première. Il y a du vent, il ne fait pas très chaud, 18°C, le soleil est masqué par une brume épaisse : nous ne nous éterniserons pas.



Nous décidons de descendre par la petite route d'Aspin-Aure, histoire de voir de plus près ce village perdu dans sa vallée encaissée : bien nous en a pris, le hameau est curieux et les maisons typiques.


La descente vers Arreau est un peu plus raide que la voie normale : nous éviterons de monter par là, la prochaine fois.

Retour à Sarrancolin où le bar des nazes est ouvert, ça fait du bien... Nous avons parcouru 37 petits kms, avec un dénivelé de 760m.

JFR

samedi 7 mars 2015

Une semaine printanière bien remplie

Après une longue période de froid et de pluie, un anticyclone s'est enfin installé sur la région. Il n'en fallait pas plus pour réveiller les ardeurs cyclistes.
Dès jeudi nous nous dirigeons vers la montagne, pour flirter avec les Baronnies. Départ de Lapeyre, pour limiter un peu la distance, direction plein sud, l’œil rivé sur la chaîne enneigée de frais, ,immaculée.

La longue route qui nous mène au pylône de Burg est un classique que nous aimons bien. Pour cette fois nous poursuivons vers le sud, Luthillous et Capvern. La montagne s'approche doucement, nous admirons le piémont qui se dévoile depuis les hauteurs du plateau de Lannemezan.

A Capvern, nous frôlons la bordure du massif des Baronnies, et la petite route de Benqué, que nous négocions avec lenteur pour  nous gaver du somptueux paysage, nous permet de plonger aux marches de l'enclave.



A Bonnemazon , dominés par l'impressionnant château de Mauvezin, nous retrouvons la petite route de Ozon, qui serpente au fond d'une large et bucolique vallée. Nous passons des villages connus, Gourgue, Ricaud (qui se souvient de la Serre de Ricaud?) avant de retrouver Tournay.

Le retour se fera par la petite voie tranquille sur les hauteurs de l'Arros, par Peyraube et Mouledous. A Goudon, nous décidons de monter le coteau pour regagner notre point de départ: longue pente, pas très pentue mais usante, qui nous dépose sur les hauteurs de Meilhas.
Encore quelques petites bosses et nous retrouvons nos véhicules, après un périple de 66km et 840m de dénivelé.

Samedi: Tudelle et le château de St Yors

Le beau temps est encore de la partie et la chaleur s'est invitée : 18°C.
Nous partons vers le nord par la route de César, pour rejoindre Bassoues, puis Tudelle par la vallée de la Guiroue.
La montée vers Tudelle nous dénoue enfin les muscles, un peu endormis par la longue portion plate. Encore une courte côte et une petite pause pour admirer la superbe vue sur la motte féodale de Bazian.
Peu soucieux de rentrer par la monotone vallée de l'Osse, l'ensemble du groupe adopte un trajet un peu plus bosselé, par le Château de St Yors. Nous y faisons une petite pause restauration et admirons le travail de nos anciens, en examinant les restes de l'enceinte.



Nous remontons sur la crête pour nous diriger vers Castelnaux d'Angles, par une jolie petite route qui se mérite : un toboggan comme les adore André. Les filles commencent à sentir les jambes (les garçons aussi, mais chut...). La voie de crête est suberbe, nous allons la poursuivre quasiment jusqu'à Miélan : dur, dur!
Mais quel spectacle ! La vue sur les Pyrénées est omniprésente et nous nous régalons.

A l'arrivée, nous avons engrangé 75km de plus, avec un dénivelé de 780m.
JFR

 Benqué
Tudelle

jeudi 19 février 2015

La chapelle de Theux

Quoi de plus simple pour réussir une belle balade : un soleil généreux, une température printanière, un itinéraire agréable et un groupe d'amis.
Toutes ces conditions étaient réunies cette après-midi, et la balade fut une réussite.

Le vent, léger, est à l'autan, nous partons donc vers l'est. On se propose de rejoindre la crête de Sauviac, pour profiter de la vue magnifique sur les Pyrénées étincelantes. Il faut d'abord escalader deux coteaux, Ste Dode et St Michel, on transpire assez vite mais la récompense est en haut.

Direction plein sud, vue étendue à droite sur la plaine de la Grande Baïse, à gauche sur celle de la petite, et en toile de fond, la montagne enneigée.


Nous faisons une pause au premier point de vue pour admirer le paysage, avant de gagner la magnifique chapelle de Theux. La tempête de juillet dernier a eu la bonne idée d'élaguer l'énorme chêne (8,36m de circonférence et 300 ans) qui en masquait la vue, on peut maintenant en profiter pleinement.




La rando se poursuit sur la superbe crête d'une quinzaine de kilomètre : un balcon somptueux que nous dégustons.

Nous redescendons sur terre pour rejoindre la digue du lac de Puydarrieux où un arrêt s'impose : la grande étendue d'eau, lovée au pied de la montagne, nous offre un spectacle  magnifique.


Pourquoi ne pas cheminer vers la queue du lac, pour profiter de la présence des oiseaux, nombreux dans cette zone Natura 2000 ? Nous nous y rendons par de petits chemins discrets et aux allures de toboggans.

Les oiseaux nous y attendent, nous passons un moment devant ce cadeau de la nature: des grues cendrées commencent à palabrer pour préparer leur prochaine migration...


Nous remontons au village de Puydarrieux par une petite route inhabituelle (on comprends pourquoi au pied de l'église) : encore un superbe belvédère, où nous prenons le temps de reconnaître au loin tous les clochers que nous découvront : Campuzan, Vieuzos, Libaros...

Le retour est presque classique, une petite variante par Lapeyre, puis Cestias et Castex.

On se souviendra de cette belle après-midi où nous avons roulé 62km avec un dénivelé de 680m.

JFR


jeudi 12 février 2015

Randonnée dans le Madiranais

Le soleil a enfin consenti à apparaître et la température à monter, après une rude période de froid et de neige. Les jambes commençaient à nous démanger et la première incitation à la balade a été suivie par les rescapés de la grippe.
Nous nous regroupons à Maubourguet pour un départ inhabituel et un circuit dépaysant : changement d'herbage réjouit les veaux !

Le soleil, généreux ce matin, s'est voilé, voire même caché derrière un vilain film gris : dommage. Sans doute la poisse que nous a portée Bernard...

L'église de Maubourguet

Direction la route de Pau, pour éviter la rude côte de Sombrun. Celle qui nous conduit à Lahitte-Toupière n'est pas mal non plus, plus longue, plus douce et plus roulante. Comme d'ailleurs la descente qui suit, et qui nous dépose à Vidouze, dans la large vallée du Louet. Nous la suivons vers le nord jusqu'à Lascazères, belle église et château du moyen-âge, complètement renové au XVIIIeme.
La plaine à maïs nous gave, nous grimpons sur la crête d'Hagedet où le paysage est plus varié. Nous traversons bientôt le terroir du Madiran, chaque coteau est couvert des magnifiques alignements de vigne, envahis par les tailleurs : comme dit Jacky, toujours pragmatique, ça doit être la bonne lune !
La petite route est bosselée et usante, mais quelle vue, nous surplombons la vallée du Bergons où se niche le village de Madiran.
Castelnau-Rivière Basse se profile au loin, nous y ferons halte pour admirer le paysage somptueux de la vallée de l'Adour qui s'étale sous nos pieds.

Le balcon de Castelnau

Direction NO, vers St Lannes, toujours sur le magnifique coteau, au milieu du vignoble de Cannet. Nous atteignons la pointe nord de  notre itinéraire, il est temps de revenir vers le sud. Nous plongeons dans la vallée du Bergons pour mieux remonter sur le coteau d'en face, siège du vignoble de Maumusson-Laguian et de tous les grands noms du Madiran.
Le coteau est superbe, un rayon de soleil a la bonne idée d'égayer le paysage. La montagne Pyrénéenne s'offre à nos regards, au loin, poudrée de neige toute fraîche.
Du côté d'Aydie, notre route se transforme en chemin non revêtu : il semble praticable. Un coup d’œil à la carte nous informe qu'il n'est pas trop long, nous parcourrons quand même plus d'un kilomètre dessus : pas de crevaison.
La crête nous mène, après de long errements vallonnés, au pied du château de Crouseilles et de la coopérative viticole du même nom. Haut lieu de la traditionnelle Randonnée Fédérale Madiranaise.
Nous poursuivons sur les hauteurs jusqu'au village perdu de Monpezat. Pourtant célèbre ce village puisqu'il est le fief de Henri de Monpezat, alias Prince Henri de Danemark et maintenant époux de la Reine du Danemark... Ouahh!
Allez, encore une belle et dernière côte pour rejoindre Lascazeres et la plaine de l'Adour : j'ai plus de jambes, et je ne suis pas le seul...
Les 10 derniers kilomètres sont tout plats, un peu monotones, et nous permettent de retrouver nos voitures sans trop forcer (quoique, hein J-Pierre).

Belle balade, malheureusement un peu grise et fraîche. On y reviendra avec le soleil. Avec mes compagnons Eliane, André, Jacky, J-Pierre, nous avons parcouru 67km avec un dénivelé confortable de 792m.

JFR
le circuit

samedi 10 janvier 2015

Clarens, à la poursuite du soleil

Un vilain brouillard pèse sur nos têtes en ce samedi matin : nous avons rendez-vous à Trie cet après-midi pour une balade inhabituelle vers Clarens. On espère que ça va se lever.
11h15 : la chape grisâtre est toujours là, et rien ne laisse espérer une amélioration. Les téléphones chauffent, on se consulte, André nous apprend qu'il fait grand soleil à Bonnefont et vers le plateau de Lannemezan. Ça tombe bien, pile-poil sur noter itinéraire !
Rendez-vous est donc fixé à Bonnefont où nous attend effectivement le grand bleu.

Nous nous retrouvons sur la place de l'église : elle a bien changé depuis notre dernier passage. En plus propre, mais pas en plus beau. Ils vont faire des économies de désherbant ici ! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir tout bétonner, goudronner ?

Comme on a sauté la partie plane de la balade, entre Trie et Bonnefont, on attaque immédiatement la série de 3 côtes qui nous conduit vers Galan. Tout à gauche, on s'échauffe tranquillement les jambes, les langues vont bon train, comme d'habitude en début de rando. J'adore cette route, calme, avec des vues superbes sur les vallées, des pentes modestes qui laissent le loisir de profiter du spectacle.

Galan : petite pause pour digérer ce premier dénivelé, avant d'obliquer vers le sud, par la petite route de Clarens. La vallée de la Gavalette, que nous suivons maintenant, est belle, sauvage, hors du temps. Elle offre une opportunité de rejoindre tranquillement, en pente douce, le plateau de Lannemezan; à part le raidillon de 500m qui donne accès au village.

Clarens

Après le regroupement des troupes, restauration et photo, nous replongeons vers le lit étroit du ruisseau par une longue et très esthétique descente, pour mieux remonter sur le plateau par une non moins longue et belle ascension de 100m de dénivelé.
Direction plein nord, maintenant : un petit vent frais nous contraint à en remettre une couche -où sont les 17°C annoncés? Nous apercevons au loin la masse sombre de la zone de brouillard qui recouvre les plaines au pied du plateau.
Arrivés à Recurt, il faut se rendre à l'évidence, le soleil est masqué par le brouillard. Heureusement la visibilité reste suffisante pour rouler sans risques. Mais la température est passée de 13 à 8°C !
On décide de poursuivre le circuit prévu, par Sabarros. La vertigineuse descente vers Tournous-Devant est très sympa, elle nous dépose dans la plaine, que nous suivons jusqu'à Campuzan. Un arrêt en passant au nouveau belvédère aménagé au dessus du lac de Puydarrieux : la vue sur la colonie de grues y est particulièrement privilégiée.
Anne attends impatiemment la dernière côte : c'est celle de Sentous, longue mais facile. Et puis c'est le sommet ! Plus qu'à plonger vers notre point de départ, par la belle descente de Bonnefont.

Finalement, j'ai l'impression qu'on a fait plus de descentes que de montées... Qu'en penses-tu Anne ?

Merci à tout ce joli groupe de 8 cyclos, qui m'a accompagné tout au long des 43km et 750m de dénivelé.

JFR


samedi 3 janvier 2015

1er "poteau" de l'année

Malgré les prévisions incertaines de la météo, c'est un grand et chaud soleil qui inonde nos coteaux, en ce premier samedi de 2015. Pas besoin de bousculer les troupes, tout le monde est présent au rendez-vous hebdomadaire.
Nous devons rentrer de bonne heure, nous optons donc pour un circuit court ou rapide. Et comme il vaut mieux limiter la transpiration, le parcours vers le poteau (le pylone) de Burg s'impose : longue et douce montée vers les bordures du plateau de Lannemezan. Il faut dire que la vue superbe vers les Pyrénées enneigées est un argument de poids pour nous attirer dans cette direction.
Direction plein sud sur le crête de Miélan, le glacier de l'Aneto en point de mire : nous obliquons vers l'ouest à Bernadets pour rejoindre la plaine du Boues, un léger vent de face contrarie notre progression.

La légère mais continuelle montée vers le plateau finit par user les jambes, les chocolats de Noël ont du mal à passer. Nous atteignons le poteau après une bosse plus conséquente mais courte.


L'horaire nous presse pour le retour : le groupe tourne le dos à notre chère montagne pour regagner la plaine, entraînés par nos deux locomotives, J-Pierre et Bernard.

Nous apprécions particulièrement cette route, tranquille et bucolique, qui nous ramène à Cestias.
La fin du trajet n'est qu'une formalité, et les 10 derniers kilomètres plats sont avalés rapidement.
Nous avons parcouru 59km avec un modeste dénivelé de 530m, sous une température de 13°C.
Bonne Année à tous.

JFR